*Le chat et le pinceau*

Debout devant la toile, le chevalet entre les dents
Je tachais de blanc mes pinceaux malhabiles
Déterminant la peinture sans aucun mode d’emploi
Mais dans la langueur du dimanche, à l’orée de la nuit
J’ai vu passé un chat noir…
Fuyant l’avenir tous poils hérissés, ignorant et imbécile
Bien déterminé à changer d’espèce
Devenir fauve
Alors j’ai dessiné un ciel très bas, bourré de nuages sans foi
Dans son centre trônait un chaton, le poil hérissé et la crinière d’un lion