*Lame De Fond*

mars 31, 2008

 

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Il fume et fabule
La tête dans les nuages
Toussant ses grands exploits
D’un bougre de marin
Une visse par-ci, un boulon par-là
Cramponné à ses genoux
Fait mine d’être bien
Ses yeux rougis marquent le coup
D’un vieux loup de mer repêché
L’ascenseur déconne…
Note-le, c’est pour demain !
Ca fait longtemps en arrière
Que la chaloupe prend l’air !
Il s’étouffe en riant
Grâce au café d’la télé
Les routes du rhum
Se terminent ainsi
En milles jusqu’au buffet
Moi… En passant
Qui lui siffle…
Je bouge, Hé oui grand !
J’quitte ta galère mais rame je t’en prie.

*C’est un fameux trois mats, haut comme un oiseau…*



*Trois Ans*

mars 27, 2008
tant de choses à écrire
qui ne supportent aucun poids
quand je tisse ces pics
elle est en forme de croix
un ensemble de perles
qui n’a d’étoiles
que toi.

*Au Cadran*

mars 21, 2008

J’ai rêvé que le ciel se déchirait et qu’un film passait dans le trou, c’était l’apocalypse.

j’étais au bord d’une colline
et en dessous du ciel au loin
on pouvait y voir Paris
humide et grise
pourtant lumineuse dans les coins
je regardais
et je me sentais de plus en plus petite
et ce fut le trou dans le ciel…
et dans ce trou
il y avait des couleurs qui tournaient
avec des formes triangulaires
c’était calme, très silencieux
pourtant la vitesse de leur danse
faisait comme du bruit.


*Sans Avion Un Bus*

mars 21, 2008
Sur le bord de la route tous les quinze jours
Il y a de l’herbe qui ne repousse jamais
Des sacs à frites encore lasses
Des pompistes tragiques
Des gens pleins les valises
Sur le bord de la route tous les quinze jours
Le temps ne s’offre pas de beaux cadrans
Les turques ne sont plus aux chiottes
Des microbes repoussent ma culotte
Sur le bord de la route tous les quinze jours
La vitesse n’est pas fourbe
Je peux prendre le vent entre mes deux pouces.

/grandpapier.org


*Eponyme*

mars 21, 2008

 

“Ah! ce qu’elle est rigolote”
Dit la Mort, c’est un p’tit chou.
“Elle est choutte, elle est boulotte,
Elle doit pas mourir du tout!”
Caligula, l’oeil tragique
Devant la reine des tombeaux,
Sentant venir la colique,
Veut gagner les lavabos.
Mais dans un bruit de catapulte
Elle lui arrache son Londrès
Et d’un grand coup de pied occulte
Elle te l’envoie ad patrès’

/Frères Jacques


*Celui Qui A Dit*

mars 21, 2008

Tant que y’aura des comptoirs, on aura des héros !


*Age Tendre*

mars 21, 2008

-La plume cendre-

est invisible aux yeux
elle pousse dans la bouche
et redevient oiseau.

C’est pour ça que,
les jeunes filles repliées dans un coin
mangent des cailloux et brûlent du bois.


*3*

mars 19, 2008

 

Parce que je t’AIME…

*Miss-Terre*

mars 15, 2008

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Sir knock knock, c’est comme tu veux! La suite et les autres s’occupent les mains pleines
Je lis tout le monde, j’écoute personne, je cite tout le monde, je nôme personne
Oedipe constant, complexe sous combinaison nerveuse… Baise ton fusil petit soldat!
Je pose problème ” c’est trop fatal!” Je rosie, rougie, je rose bonbon.
Parfaite de toutes façons! Pas-refaite! Pas re-faite!


*Abandon et Ô revoir*

mars 13, 2008

 

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Je te laisse un mot sur l’dos
Un poisson d’avril au mois de mars
Il dit Ô revoir, il dit abandon
Il dit surtout que je m’en vais
Et puis c’est tout !

Je te laisse un mot plié dans la paume
Un mot de moi, pas d’une autre
Il dit Ô revoir, il dit “abandonnes
Il dit surtout, je t’aime fort
Et puis c’est tout !

Je te laisse un mot collé aux semelles
Parce que tu vas toujours, je ne sais où
Il dit Ô revoir, il dit abandon
Il dit surtout, suis bien ta route
Et puis c’est tout !

Je te laisse un mot aux fond des yeux
Un mot d’amour, faut que tu m’crois
Il dit Ô revoir, il dit “abandonnes
Il dit surtout, prends soin de toi
Et puis c’est tout !

Je te laisse un mot, un tout petit maux
Qui tourne en boucle, qui tourne pas rond
Il dit Ô revoir, il dit abandon
Il dit surtout, plus rienC’est tout !